Et doucement, je vis. Sans demi - mesure, je vis. A demi maux, comme à demi mots, j'avance. Le c½ur lourd souvent, léger parfois. Overdose de mélancolie, de questions, de pensées. Je me perds dans un monde que je ne comprend qu'à peu près. Je marche sur des sentiers abandonnés, j'avance à tâtons. A droite. A gauche. Je me perds, mais qu'importe, jamais je ne recule. Je trace mon chemin, au rythme de mon c½ur. Une vie en pointillés. De coups de c½ur, en coups de bleus. C'est tout ou rien. Je ne sais faire dans la demi - mesure. Mes rêves s'envolent à coups de vent, mes illusions se brisent peu à peu. Je tombe, mais m'accroche à chaque morceau de vie, à chaque battement de c½ur. Parce qu'un jour tout changera. J'y crois. Se relever et essayer d'inventer à sa Vie une éternité. J'accroche un sourire dans mes yeux, de l'envie dans mon c½ur, de la rage au ventre, et j'avance. Pas à pas. Une lueur, un souffle d'espoir m'envole soudain vers l'horizon d'un ailleurs infini, je me laisse enivrer, attrape la main que l'on me tend, m'y abandonne, le temps d'un rêve, espérer. Espérer une éternité.Elle viendra. J'y crois.



